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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 12:19
Semaine du 20 au 28 mars 2010
Je vous remercie pour vos nombreuses réactions amicales sur mon adresse personnelle ou sur le site

"Les lectures de Mirandoline"

 
Je vous propose maintenant une lecture grandiose :
la trilogie transylvaine,
grande fresque écrite par le hongrois Miklos Banffy:Vos-jours-sont-comptes-c_edited-2.jpg
"Vos jours sont comptés", "Vous étiez trop légers", "Que le vent vous emporte".

De quoi vous préparer quelques nuits blanches de lecture passionnantes ! Vous trouverez la présentation sous la rubrique colonne gauche : "Avant 1914".

miklosbanffy.jpgMiklos Banffy, l'auteur

Je vous souhaite une très agréable lecture.

Vous-etiez-trop-legers.jpg

Mirandoline
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 17:16

Ceci pourrait être une information "doublon" pour certains d'entre vous, veuillez m'en excuser.

Chers amis,

Bandeau-Mirandoline.jpg

Broderie, couture, visites, travail, rien n'empêche aussi la lecture !

Je vous invite à visiter un nouveau site :


Les lectures de Mirandoline


un site de lecture cette fois-ci, qui peut, si vous le désirez, être diffusé autour de vous.

Bonne semaine !

Marie




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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 00:00
  Les Neiges bleues, de Piotr Bednarski
 
à lire absolument !
 

 

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 14:29

   Visitez à présent le nouveau site de lecture de Mirandoline : http://mirandoline.weebly.com



En ce 8 mai, pour commémorer la fin de la deuxième Guerre Mondiale, je vous propose un livre.


Les mains du miracle, Joseph Kessel, Les éditions Gallimard, 1960
Les mains du miracle sont la biographie absolument authentique du docteur finlandais, d’origine Hollandaise Felix Kersten, spécialisé dans le massage thérapeutique, don qu’il avait de naissance, et qu’il avait perfectionné à Londres auprès d’un maître chinois venu du Tibet, le docteur Kô.

Docteur reconnu en Hollande, médecin du Prince consort Hendrik de Hollande, Kersten a été appelé par le « Grand Inquisiteur de l’Europe d’Hitler » le chef de la Gestapo Heinrich Himmler, comme médecin personnel pour le soulager de ses douleurs d’estomacs intenables.

Sa thérapie étant devenue indispensable, Felix Kersten mettait Himmler en confiance et l’apprivoisait profitant de son pouvoir prodigieux pour demander en échange la libération de tels ou tels détenus. Avec la confiance des ambassades de Finlande et de Hollande, et avec l’aide secrète de Brandt, le secrétaire personnel de Himmler, Kersten recevait des listes entières de prisonniers des camps. Ainsi, des Juifs condamnés à la mort certaine, des témoins de Jéhovah torturés, des milliers de déportés de toute nationalité furent arrachés aux griffes de Himmler, et durent la vie au docteur Kersten. Pendant les séances de soins, au moment délicat entre la fin des élancements et le début de la détente et de l’apaisement des douleurs, le numéro un des bourreaux du régime nazi se laissait convaincre comme un enfant et promettait tout ce que Kersten lui demandait. Grâce à sa thérapie, le docteur a été pendant les cinq années de guerre le libérateur de milliers de prisonniers ; il réussit jusqu’à empêcher une déportation massive vers l’Est, déjà prévue par Hitler et Himmler, de millions de hollandais.

Cet homme discret, n’appartenant à aucune organisation allemande, foncièrement bon, utilisant ses dons uniquement pour tenter de sauver des milliers de prisonniers, au prix de risques immenses pour sa personne et pour sa famille, doit être compté parmi les plus grands héros de la Résistance au Nazisme.

 

     
Un livre « Felix Kersten : Le Dernier des Justes », co-écrit par son fils Arno Kersten et Emmanuel Amaro ainsi qu’un documentaire « Felix Kersten : Le médecin du Diable », ont été réalisés en 2006, mais sont déjà indisponibles.

A ceux qui ceraient intéressés, je peux envoyer une copie de l'excellente préface de H.R. Trevor-Roper. 

 

Voir aussi : http://www.delpla.org/article.php3?id_article=242

video :
http://www.sunsetpresse.fr/film.php?id=368=368=fr



 

 

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 15:13
Un jeu amusant et vite fait : "Self portrait du Jeudi" avec comme thème de ce jour : "Un air de Printemps"

http://selfportraitjeud.canalblog.com/archives/comment_ca_marche/index.html



Il fait grand soleil aujourd'hui, ça tombe bien ! Et la broderie de l'arbre, des nichoirs et des petits lapins avance...
Petits lapins ? Je vous conseille un très beau film sur la vie de
Beatrix Potter, la talentueuse dame anglaise passionnée par le dessin, l'aquarelle de la nature qui l'environne, en particulier par les lapins.

"Miss Potter", un film de Chris Noonan,
avec Renée Zellweger et Ewan McGregor.

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 23:04

Vous trouverez cet article aussi dans le nouveau site de Mirandoline : http://mirandoline.weebly.com

 

J'ai découvert un film surprenant du réalisateur allemand Wim Wenders.

Philip, un reporter photographe envoyé à New York a le black-out. Chargé d'une pile de clichés pris avec son polaroïd, il espère pouvoir terminer son article chez lui en Allemagne.
Une rencontre imprévue à l'aéroport l'oblige à emmener avec lui Alice, une fillette de neuf ans. Le journaliste devient malgré lui le guide et le protecteur de l'enfant.
Ils atterissent à Amsterdam. Ici, quelques scènes où j'entends parler le hollandais savoureux.
Arrivés en Allemagne, ils sillonnent les villes en voiture pour rechercher la grand-mère d'Alice qu'ils ne trouveront jamais. 
Un film du genre "road movie" en noir et blanc, des prises de vue extraordinaires, des scènes tellement naturelles et attendrissantes. Et le ravissant visage de la blonde Alice, ses réparties, ses larmes, ses peurs.
Qui est ici l'acteur principal, Alice (Yella Rottländer), joué avec un tel naturel ou Philip (Rüdiger Vogler), ce journaliste au regard amer sur le monde, cet homme silencieux, solitaire, mais bienveillant envers sa petite protégée ?




Alice in den Städten





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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 16:39

Cette année-là, l’hiver fut précoce. Avant-hier, les enfants avaient ramassé les dernières citrouilles dans le jardin. Grand-mère en ferait un excellent dessert, un gratin sucré ! Ils allaient se régaler ce soir !

Au petit matin du 31 octobre, une légère couche de neige recouvrait les toits des maisons, et les arbres du grand parc se regardaient tout étonnés dans leur nouveau manteau d’hiver.

Nous sommes prêts ! cria Elisa. On arrive !

Elle dévalait l’escalier, glissant  à toute vitesse, depuis le troisième étage, sur la rampe. Les virages la faisaient bien un peu freiner, mais son frère Pascal lui redonnait un bon élan, en arrivant derrière elle ; et après descendait Emmanuel, puis Jeanne-Marie. L’atterrissage se faisait en douceur, par un petit bond, et bientôt tout le monde fut réuni pour le départ.

L’ambiance était joyeuse. Il fallait d’abord traverser le parc. Les garçons se trouvaient déjà au pied d’un bouleau argenté, encore plus brillant avec la neige sur ses branches.  Il suffisait de secouer un peu… « Les cousines, regardez là-haut, un rouge-gorge est  posé sur la branche »… Et flop, les cousines sont bien attrapées !

 

Voilà le tram ! On s’engouffre, il y fait chaud, les enfants dessinent des ronds et des bonhommes sur la buée des vitres.

Petite Jeanne-Marie pourra appuyer sur la sonnette, car voici déjà l’arrêt de la Place des Fleurs.

Le marché est magnifique aujourd’hui : des centaines de pots de chrysanthèmes sont présentés par taille, par couleur, ou tous mélangés.

Vous en prendrez chacun un pot , leur dit grand-mère. Les enfants se glissent entre les rangées pour choisir.  Jeanne-Marie a choisi le sien : les fleurs jaunes, jaunes comme des tournesols. Elisa et grand-mère aiment le blanc. Elles ont trouvé un grand pied de chrysanthèmes tout blanc, même le cœur est blanc. Moi, dit Pascal,  j’aime bien l’orange, je choisis celui-ci. Un joli pot de fleurs ocre, comme le sable du Yémen. 

Emmanuel, tu n’as pas encore choisi, dit grand-mère. Mais où est-il ? Et grand-père ?

Ils sont là-bas ! Je les vois au loin, à côté du kiosque, allons les rejoindre ! Ils ont déjà leur pot de fleurs ! Celui d’Emmanuel a plein de couleurs !

Grand-mère et les enfants se frayent un chemin vers l’autre bout de la place des Fleurs. Il y a de plus en plus de monde. Depuis le kiosque, un petit orchestre d’instruments à vent a entonné le premier mouvement de la « Pathétique ». Graves et mélancoliques notes qu’Emmanuel aime tant. A la fin de l’année, il aura douze ans, et il donnera son premier récital au piano. Il jouera la « Pathétique » de Beethoven.

Ne serait-ce pas le moment d’aller prendre une boisson chaude ? Je vous emmène au Grand Renard, dit grand-père. Un chocolat chaud pour chacun, et  une gaufre à la cassonade !

Un parfum de fleurs envahit le tram du retour, lorsque les enfants et leurs grands-parents s’installent sur les sièges. Maintenant, il va falloir se préparer pour ce soir ! Car, le travail de la journée n’est pas terminé !

Sur la table de la salle à manger, les quatre petits costumes sont prêts. Grand-mère, grande couturière, a bien travaillé. Les cousines sont ravissantes dans leur costume russe. Un peu de fourrure jaune autour des bottines de Jeanne-Marie, une toque et des moufles assorties. Elisa a posé un béret tout blanc sur ses cheveux ondulés. Les garçons portent de longues capes. Grand-père a préparé un calepin et un crayon doré pour chacun.

A ce soir, les enfants !

Il fait froid, mais les enfants sont décidés.

Nous commencerons en bas de la rue, et nous remonterons ainsi jusqu’à l’église, dit Pascal.

Emmanuel a déjà sonné à la première maison. Et ils entonnent leur chanson. Une chanson à quatre voix, quatre voix enfantines qui résonnent comme de petites cloches.

« Donnez-nous les noms, les noms de vos aimés, les noms de vos amis,

Nous les noterons, les noms de vos amis, les noms de vos aimés.

Et nous prierons, nous prierons pour eux, pour vous, car

demain, le ciel sera rempli de chants.

Ils seront tous réunis, vos aimés et vos amis.

Tous réunis, choisis, et heureux.

Le ciel leur sera ouvert par nos prières. »

Et les petites mains griffonnent, notent, écrivent, tous ces noms donnés par les gens surpris et ravis. Ainsi vont-ils de maison en maison, de rue en rue, jusqu’à l’église.

Le soir, les enfants ont déposé sur l’autel leur cahier rempli.

Les Saints et les âmes du ciel sont réunis à présent, une grande assemblée chante la Gloire de Dieu.

Emmanuel, Elisa, Jeanne-Marie, Pascal. Ils sont là-haut, et regardent avec joie le travail des enfants sur la terre, tous les ans, les derniers jours d’Octobre.

 

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 15:05

L’Île, un film admirable qui génère quelques larmes et le sentiment que notre monde un jour pourrait devenir meilleur. Une lumière limpide et pure comme l’âme du starets Anatoli.

« Seigneur, Jésus, fils de Dieu, prends pitié de moi, pécheur » sont les premières paroles du moine Anatoli, dans le film L’île (Ostrov, 2006) du réalisateur russe Pavel Lounguine.

La « prière du cœur » est la prière contemplative de base de tout moine russe, cette récitation ininterrompue qui vient d’une tradition remontant aux premiers siècles de l’Orient chrétien (Rappelons-nous ce petit chef-d’œuvre, Récit d’un pèlerin russe, publié pour la première fois en 1870).

Anatoli, jeune soldat de la Flotte soviétique pendant la deuxième guerre mondiale, accomplit un geste tragique qui fait basculer sa vie dans le repentir.

Il est recueilli dans un monastère de la côte de la Mer Blanche. On voit défiler des images magnifiques dans les couleurs qui rappellent la palette gris-bleu du peintre (d’origine russe) Nicolas de Staël.

photo prise directement sur l'écran

Pendant une trentaine d’années le moine Anatoli arpente la côte  récitant la « prière du cœur » alternée de versets du psaume I.

« Heureux est l’homme qui […] se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit »

Anatoli nourrit en quelque sorte son cœur de prière comme il alimente sans arrêt de charbon la chaudière qui chauffe le petit monastère attenant.

Son âme est pure, son cœur est droit, sa prière juste et c’est pourquoi il agace certains et en déconcerte d’autres par ses comportements étranges. Ses yeux pétillent de malice, lorsqu’il prépare une bonne farce à son frère, mais c’est la main de Dieu qui agit à travers lui pour doucement faire comprendre à ses frères moines combien il est important d’être détaché de tout. (La suie sur la poignée, les bottes dans le feu…)

Son cœur est droit, son âme est pure, c’est pourquoi aussi des gens accourent auprès du moine, réputé être thaumaturge. Mais l’humble moine se fait passer pour son serviteur !

Mais quand va venir le pardon de Dieu ? Il l’attend, et il y croit. Nous apprendrons à la fin du film que sa prière était exaucée depuis longtemps.

Le Temps n’est pas le même pour Dieu que pour nous.

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 22:57

Voir maintenant le nouveau site de lecture de Mirandoline : http://mirandoline.weebly.com

 

  Mariusz Wilk, journaliste polonais, a écrit en 1999 Le Journal d’un Loup, après dix années passées dans l’archipel des îles Solovki, située en Mer Blanche.

C’est la fin de l’URSS. La population, oubliée par le gouvernement, tente de reprendre péniblement une vie nouvelle. Mais la pauvreté est épouvantable, on se perd dans le froid, la solitude, l’alcool et parfois le suicide. Quelques moines, pourtant, ont réintégré le monastère orthodoxe, cet important sanctuaire qui avait été transformé en 1923 en camp de travail soviétique. C’est ici que plus de dix mille personnes avaient perdu la vie dans des conditions effroyables. Très peu ont survécu et nous ont livré leur poignant témoignage (rappelons-nous par exemple Un bagne en Russie rouge de Raymond Duguet, 1927, La Veilleuse des Solovki de Boris Chiriaev, 2005, ou aussi L’Archipel du Goulag d’Alexandre Soljenitsyne, 1973.)

Mais la Russie est éternelle, et Mariusz Wilk transmet par son récit savoureux, riche de culture et d’histoire, une espérance de ce pays qui ne sera jamais démentie. (Lire aussi du même auteur La Maison au bord de l’Oniego).

 Le journal d’un Loup, Mariusz Wilk, Les éditions Noir sur Blanc, 1999.

 

 

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 16:00

Ceci est un grand jour : j’ai trouvé Alain Schifres en « un bouquin vraiment sympa ».

Le voici, bien épais : 450 pages de bonheur, 170 pamphlets, ces réflexions bien senties sur le monde qui entoure notre ami.

J’ai regretté pendant sept ans, depuis juin 2001, la disparition soudaine d’Alain Schifres, chroniqueur à l’hebdomadaire Express. D’une semaine à l’autre, il n’y a plus eu trace de ses écrits. Sans prévenir, sans dire au-revoir. L’aurait-on placé en première page ? Non. Alors, il est mort ? Tout de même, la rédaction lui aurait fait un bel éloge funèbre.

Est-il parti en voyage…a-t-il démissionné… l’a-t-on congédié suite à une vérité trop audacieuse ? La rédaction de l’hebdo n’a pas daigné répondre à ma naïve demande de renseignements sur mon cher disparu. Du coup, j’ai arrêté mon abonnement. De toute manière, je n’étais abonnée que pour « l’humeur » de Schifres, le reste me donnait le bourdon pour toute la semaine.

Il ne me restait que les petites coupures que j’avais soigneusement collectionnées depuis quelques années. Une aubaine.


 

Ce fut une joie immense de retrouver Alain Schifres dont les pamphlets me rappellent ce petit recueil d'auteurs divers "L'Esprit Français" (dont Alphonse Allais, Alphonse Karr...), ces Français qui s'interrogent avec humour sur la façon de vivre et de penser de leurs compatriotes.

Quelques extraits choisis de l’Inventaire curieux des choses de la France (édition Plon, 2008).

 … On est facilement exposé à un accident de biscotte. Plus que jamais au temps du réfrigérateur et du beurre dur. Tartiner une biscotte avec du beurre froid, c’est comme se lancer sur la glace d’un étang au printemps. Ce n’est pas un drame, une biscotte au matin qui se brise, mais, pour peu que tout aille ensuite de mal en pis, il arrive que le soir on se pende. (La biscotte)

… Serrant d’une main leur sac Prada, de l’autre un bébé qui s’appelle Calypso, de la troisième leur fiancé… (La Ronde)

… Sortons un peu de ces débats franco-français… c’est comme la « politique-politicienne », ils ne la supportent plus. Pour qu’un débat cesse d’être franco-français, il faudrait que les étrangers y participent, mais ils sont très réticents.

… Ce qui est placé le plus bas, c’est la querelle des personnes. Le plus haut : le débat d’idées. Les gens se prennent la gorge dans un cas, au sérieux dans l’autre. (Le débat « franco-français)

… L’image du bébé Cadum… En 1925, il s’affichait à Paris sur 17 mètres de hauteur. Le bébé Cadum, c’est le type qui met un pied dans l’ouverture de la porte. L’air de vouloir vous vendre quelque chose. Ce qui est d’ailleurs le cas… Cela nous changeait du savon de Marseille. Le seul, à ma connaissance, dans quoi on peut se cogner en se lavant…. Essayez d’aller derrière les oreilles avec un pain de Marseille de 200 grammes… Très peu sont faits pour des savons cubiques… plutôt pour des savonnettes en forme de mangue… (Le savon Cadum)

… Et que voient-ils ? Un bobo, un foutu bobo ! Paul est tombé bobo ! Cette façon qu’il a de n’être pas rasé, d’éviter de fumer, ses yeux, ses dents, ses pattes-d’oie, sa manière de tenir Pauline par la taille, tout cela sent si fort le bobo…La virulence du boboïsme vient de ce qu’il vous métamorphose en vous laissant intact…Etre bobo, est être deux choses à la fois. Qui n’est deux choses à la fois de nos jours ? Le « bourgeois-bohème », nous dit Brooks, concilie « réussite et spiritualité » : il suffit pour cela d’allumer des bougies et de boire du thé léger dans un bol japonais… Le bourgeois-bohème « croit en l’école publique, mais préfère l’école privée pour ses enfants »… C’est très bobo également d’aimer à la fois les nouvelles machines et les vieilles pierres… Bobo, redoublement de « b ». Inanité sonore. Vocable bébête et rigolo. Dites n’importe quoi, « bobo » répond l’écho…. Bobo, le brave bénévole, le bricoleur bonhomme, le bidouilleur barbu…N’est-elle pas bobo, la bobonne béate, alors qu’elle enfile à son bambin braillard une barboteuse éthique ? Et la bonne-maman bonasse, quand elle randonne en VTT ? …. Votre sœur qui bat le beurre. C’est très bobo de battre le beurre… Sa chaussette est trouée ? C’est bobo…(Bobo)

 

... On la voit partout, sauf dans les enterrements… (La petite robe noire)


… Selon l’histoire officielle, la Jeunesse est descendue sur la France le samedi 22 juin 1963, alors que 150 000 clampins selon la police sont venus applaudir Johnny, Sylvie et leurs copains sur la place de la Nation… (La jeunesse)

 

Le système D, le terroir, le téléphone, le giratoire, le carré Hermès, le Petit Lu... tout l’insprire !

Ce qui est vraiment sympa… c’est ce « bon bouquin ». Rien que ce mot, bouquin… (Ce qui est vraiment sympa)

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