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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 15:05

L’Île, un film admirable qui génère quelques larmes et le sentiment que notre monde un jour pourrait devenir meilleur. Une lumière limpide et pure comme l’âme du starets Anatoli.

« Seigneur, Jésus, fils de Dieu, prends pitié de moi, pécheur » sont les premières paroles du moine Anatoli, dans le film L’île (Ostrov, 2006) du réalisateur russe Pavel Lounguine.

La « prière du cœur » est la prière contemplative de base de tout moine russe, cette récitation ininterrompue qui vient d’une tradition remontant aux premiers siècles de l’Orient chrétien (Rappelons-nous ce petit chef-d’œuvre, Récit d’un pèlerin russe, publié pour la première fois en 1870).

Anatoli, jeune soldat de la Flotte soviétique pendant la deuxième guerre mondiale, accomplit un geste tragique qui fait basculer sa vie dans le repentir.

Il est recueilli dans un monastère de la côte de la Mer Blanche. On voit défiler des images magnifiques dans les couleurs qui rappellent la palette gris-bleu du peintre (d’origine russe) Nicolas de Staël.

photo prise directement sur l'écran

Pendant une trentaine d’années le moine Anatoli arpente la côte  récitant la « prière du cœur » alternée de versets du psaume I.

« Heureux est l’homme qui […] se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit »

Anatoli nourrit en quelque sorte son cœur de prière comme il alimente sans arrêt de charbon la chaudière qui chauffe le petit monastère attenant.

Son âme est pure, son cœur est droit, sa prière juste et c’est pourquoi il agace certains et en déconcerte d’autres par ses comportements étranges. Ses yeux pétillent de malice, lorsqu’il prépare une bonne farce à son frère, mais c’est la main de Dieu qui agit à travers lui pour doucement faire comprendre à ses frères moines combien il est important d’être détaché de tout. (La suie sur la poignée, les bottes dans le feu…)

Son cœur est droit, son âme est pure, c’est pourquoi aussi des gens accourent auprès du moine, réputé être thaumaturge. Mais l’humble moine se fait passer pour son serviteur !

Mais quand va venir le pardon de Dieu ? Il l’attend, et il y croit. Nous apprendrons à la fin du film que sa prière était exaucée depuis longtemps.

Le Temps n’est pas le même pour Dieu que pour nous.

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Published by Une Flamande à Perpignan - dans Lectures et films
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commentaires

elisabeth F 08/10/2008 22:09

Un vrai trésor ton blog, une mine d'infos et de découvertes ; je connais un peu ta région d'adoption sur un périmètre élargie (de Font Romeu, en passant par l'Abbaye de Fontfroide, Bédarieux, Collioure) et le bon muscat de Beixas qui n'existe plus paraît il ! Merci de ta gentille visite, pour les poupées rien de socier, un gabarit en carton du(des) diamètre(s) souhaité, tu découpes dans le tissu de ton choix, tu pas un fil de couture tout autour du cercle de tissu découpé, tu tires pour froncer et laisser le passage pour remplir (tissu, vieux collants découpés, lavande...) tu fermes puis tu fais des têtes rigolotes en FIMO ou pâte qui sèche à l'air, tu colles et hop un ptit cadeau sympa. Voila j'espère que ça te va. A une prochaine fois j'espère...

Danielle LE BRUN 06/10/2008 14:34

Très bonne synthèse de ce film qui est admirable.

marie-anne 03/10/2008 16:34

Je le fais commander par la BU (ça tombe bien, une commande part ces jours-ci) ... ainsi que, dans un autre genre, la première version de Notre-Dame de Paris : 1923 donc muet mais paraît-il le plus grand Quasimodo de l'histoire du cinéma .

Valie 02/10/2008 15:22

Encore tentant ! Mais quand trouver le temps ?...

Une Flamande à Perpignan 02/10/2008 15:26


C'est vrai que nous n'avons pas la tv.