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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 14:00

 « Apelle, le plus illustre des peintres grecs (IVe siècle av. J.-C.) vécut à la cour d’Alexandre le Grand, dont il fit le portrait. Il se signala par le charme souverain de ses figures, rehaussées d’un brillant coloris. Apelle, loin de s’offenser des critiques, les provoquait pour en faire son profit. On rapporte qu’il exposait quelquefois ses tableaux en public, et qu’il se cachait derrière la toile pour entendre les réflexions de chacun. Un jour, un cordonnier trouva à redire à la sandale d’un personnage. Apelle corrigea le défaut. Le lendemain, le même ouvrier s’avisa d’étendre ses critiques à d’autres parties du tableau. L’artiste sortit aussitôt de sa cachette et lui dit : « Cordonnier, tiens-t’en à la chaussure. » De là est venu ce proverbe : « Ne sutor ultra crepidam ».

Larousse, 1922

 

 … Et pourtant, pour en rester à sa chaussure, notre ami Christophe a fait du chemin. Après avoir obtenu son bac littéraire / arts plastique (A3, à l’époque), il a étudié le Droit pendant deux ans… sans conviction. Parti à l’armée, il y est resté deux ans, ce qui l’a permis de voyager dans d’autres pays. De retour à Perpignan, il a suivi une formation à Sète pour la vente de poisson. Pendant dix ans, il a travaillé dans une poissonnerie.

Las des poissons, Christophe accepte la proposition de son beau-père cordonnier de reprendre l’affaire familiale. Pour cela, il a suivi une formation de cordonnier à Roman-sur-Isère « la capitale de la chaussure ».  Pierre Petrovitch, cordonnier Yougoslave d’origine russe, peut être heureux, le négoce qu’il a ouvert en 1922, rue des Trois Journées a trouvé un quatrième successeur dans la famille.

Pourquoi je vous parle de Christophe Battle, le cordonnier le plus prévenant de tout Perpignan ? C’est parce qu’en rentrant dans sa boutique la première fois, j’ai pu échanger avec lui mon attachement pour les illustrations et les gravures des XIXe et XXe siècles. On voit chez lui des reproductions de Norman Rockwell, par exemple.

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 20:37

Van den hoogen torre en blijft er
     speur! Wat uur, hoe late is ‘t wel,
aan den tijd? De zonne en zie ‘k niet:
    slaapt of waakt het wekkerspel?


Non erit amplius!

 


Weêrstaat er wel  iemand,  of iets, buiten U,  den terd van den tijd onbetembaar?

Is ‘t hier of is ‘t elders, is ‘t morgen, is ‘t nu: wie weet, en wie maakt het mij kenbaar?

Geen steenen, geen staven, geen ijzer, geen staal en kunnen den tijd in den band doen.

Die eeuwig alleene zijt, zult het metaal den tijd om den hals, met uw' hand, doen.

Dan staan zal hij stille, gebonden, geboeid; zijn zeisen geroofd en zijn tijdglas;

voor eeuwig uit alles gebannen, geroeid, daar eerst het gebied van den tijd was.

  


                                                                           Guido Gezelle



Titre:haïku merci à (http://perso.orange.fr/dainvelle/index.html)

Musée de l'Horloge, Charroux (Allier)

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 14:04

Quoi de plus beau pour une Flamande que de recevoir des fleurs sauvages, cueillies par ceux qu'elle aime dans le jardin d'Auvergne, là où son coeur est enraciné...

au côté des pommes de terre...


...des petits pois, des échalottes,

... entourée de ceux qu'elle aime...


sous la pluie qu'elle aime...


autour d'une table de travail... réchauffée par "frère Godin"...



... brûlant les bûches... 


rangées avec amour et sous la pluie.

Un seul regret :


Les cinquante petits pieds de tomates, transportés depuis le climat si doux de Perpignan n'ont pas résisté au froid rigoureux du pays qui fait pousser les coeurs Flamands.



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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 16:00

Ceci est un grand jour : j’ai trouvé Alain Schifres en « un bouquin vraiment sympa ».

Le voici, bien épais : 450 pages de bonheur, 170 pamphlets, ces réflexions bien senties sur le monde qui entoure notre ami.

J’ai regretté pendant sept ans, depuis juin 2001, la disparition soudaine d’Alain Schifres, chroniqueur à l’hebdomadaire Express. D’une semaine à l’autre, il n’y a plus eu trace de ses écrits. Sans prévenir, sans dire au-revoir. L’aurait-on placé en première page ? Non. Alors, il est mort ? Tout de même, la rédaction lui aurait fait un bel éloge funèbre.

Est-il parti en voyage…a-t-il démissionné… l’a-t-on congédié suite à une vérité trop audacieuse ? La rédaction de l’hebdo n’a pas daigné répondre à ma naïve demande de renseignements sur mon cher disparu. Du coup, j’ai arrêté mon abonnement. De toute manière, je n’étais abonnée que pour « l’humeur » de Schifres, le reste me donnait le bourdon pour toute la semaine.

Il ne me restait que les petites coupures que j’avais soigneusement collectionnées depuis quelques années. Une aubaine.


 

Ce fut une joie immense de retrouver Alain Schifres dont les pamphlets me rappellent ce petit recueil d'auteurs divers "L'Esprit Français" (dont Alphonse Allais, Alphonse Karr...), ces Français qui s'interrogent avec humour sur la façon de vivre et de penser de leurs compatriotes.

Quelques extraits choisis de l’Inventaire curieux des choses de la France (édition Plon, 2008).

 … On est facilement exposé à un accident de biscotte. Plus que jamais au temps du réfrigérateur et du beurre dur. Tartiner une biscotte avec du beurre froid, c’est comme se lancer sur la glace d’un étang au printemps. Ce n’est pas un drame, une biscotte au matin qui se brise, mais, pour peu que tout aille ensuite de mal en pis, il arrive que le soir on se pende. (La biscotte)

… Serrant d’une main leur sac Prada, de l’autre un bébé qui s’appelle Calypso, de la troisième leur fiancé… (La Ronde)

… Sortons un peu de ces débats franco-français… c’est comme la « politique-politicienne », ils ne la supportent plus. Pour qu’un débat cesse d’être franco-français, il faudrait que les étrangers y participent, mais ils sont très réticents.

… Ce qui est placé le plus bas, c’est la querelle des personnes. Le plus haut : le débat d’idées. Les gens se prennent la gorge dans un cas, au sérieux dans l’autre. (Le débat « franco-français)

… L’image du bébé Cadum… En 1925, il s’affichait à Paris sur 17 mètres de hauteur. Le bébé Cadum, c’est le type qui met un pied dans l’ouverture de la porte. L’air de vouloir vous vendre quelque chose. Ce qui est d’ailleurs le cas… Cela nous changeait du savon de Marseille. Le seul, à ma connaissance, dans quoi on peut se cogner en se lavant…. Essayez d’aller derrière les oreilles avec un pain de Marseille de 200 grammes… Très peu sont faits pour des savons cubiques… plutôt pour des savonnettes en forme de mangue… (Le savon Cadum)

… Et que voient-ils ? Un bobo, un foutu bobo ! Paul est tombé bobo ! Cette façon qu’il a de n’être pas rasé, d’éviter de fumer, ses yeux, ses dents, ses pattes-d’oie, sa manière de tenir Pauline par la taille, tout cela sent si fort le bobo…La virulence du boboïsme vient de ce qu’il vous métamorphose en vous laissant intact…Etre bobo, est être deux choses à la fois. Qui n’est deux choses à la fois de nos jours ? Le « bourgeois-bohème », nous dit Brooks, concilie « réussite et spiritualité » : il suffit pour cela d’allumer des bougies et de boire du thé léger dans un bol japonais… Le bourgeois-bohème « croit en l’école publique, mais préfère l’école privée pour ses enfants »… C’est très bobo également d’aimer à la fois les nouvelles machines et les vieilles pierres… Bobo, redoublement de « b ». Inanité sonore. Vocable bébête et rigolo. Dites n’importe quoi, « bobo » répond l’écho…. Bobo, le brave bénévole, le bricoleur bonhomme, le bidouilleur barbu…N’est-elle pas bobo, la bobonne béate, alors qu’elle enfile à son bambin braillard une barboteuse éthique ? Et la bonne-maman bonasse, quand elle randonne en VTT ? …. Votre sœur qui bat le beurre. C’est très bobo de battre le beurre… Sa chaussette est trouée ? C’est bobo…(Bobo)

 

... On la voit partout, sauf dans les enterrements… (La petite robe noire)


… Selon l’histoire officielle, la Jeunesse est descendue sur la France le samedi 22 juin 1963, alors que 150 000 clampins selon la police sont venus applaudir Johnny, Sylvie et leurs copains sur la place de la Nation… (La jeunesse)

 

Le système D, le terroir, le téléphone, le giratoire, le carré Hermès, le Petit Lu... tout l’insprire !

Ce qui est vraiment sympa… c’est ce « bon bouquin ». Rien que ce mot, bouquin… (Ce qui est vraiment sympa)

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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 12:00

 



Le ciel de Perpignan, les volets, la mer, les tableaux de Collioure, tout est bleu bleu bleu.

 


Rennie Mackintosh - Collioure, 1903


Cela me rappelle le bleu de Delft. Les carreaux de Delft.

 

Du muguet offert le 1er avril !! Ouioui.



Je ne peux pas résister à vous montrer ma future nappe en carreaux de Delft. Il y a plusieurs années, maman m’avait donné cette vielle nappe en lin.

Elle est restée longtemps dans l’armoire, jusqu’à ce que j’aie eu l’idée de lui donner une nouvelle allure : les carreaux blancs se sont transformés en carreaux de Delft.

J’en suis à la moitié, je cherche ou j’invente des motifs… Il faudrait que la nappe soit terminée pour cet été, Christine veut la mettre à l’exposition du club de broderie de Gourdon « Au fil de la Bouriane ». Alors, courage…



 

 

 




 

 

 


 Oups, j'ai oublié de broder deux "enjoliveurs"!

  
 Donnez-moi des idées, des motifs, il m'en faut encore dix !

 

 

 

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 09:50

 


Aujourd’hui, je vous envoie quelques photos. Nous avons fait une superbe excursion samedi dans l’Albère.

 


Nous sommes montés jusqu’au Pic de Neulos, à 1270 m, et en bas, la Mer.



Une visite dans le plus petit village Saint-Martin d’Albère où nous avons rencontré quelques vaches en liberté.






Dans le très joli cimetière, une plaque émouvante nous rappelle six jeunes gens du village, morts à la guerre 1914 -1918 quelque part dans la Somme. Savaient-ils bien ce qui leur arrivait ?


et nous sommes passés sous les barbelés rouillés de la frontière espagnole, comme les fugitifs ou les trafiquants des époques plus ou moins lointaines.




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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 23:50

Vous en saurez plus désormais en visitant le nouveau site de Mirandoline : http://mirandoline.weebly.com

 

Je vous propose encore un livre, cette fois-ci un petit. Mais comme j’aurais voulu qu’il fût dix fois plus gros ! Par ses livres, Elisabeth von Arnim m’est devenue une amie. Je vous donne ici tous ses titres (ses livres ne sont pas tous réjouissants!) Je n'ai pas de préférence, ils me plaisent vraiment tous. Le premier que j'avais lu d'elle était "Elisabeth et son jardin allemand". J'en ai acheté une dizaine de volumes, tant je voulais le faire connaître en l’offrant comme cadeau à mes amies.

   

            "En caravane", cela se passe dans l'île de Rügen, au nord de l'Allemagne. Nous y avons été il y a trois ans. J'ai pu y revivre tout son périple.

 

            "L'été solitaire", un prolongement de « Elisabeth et son jardin allemand ».

 

            "Mr. Skeffington"

 

            "Avril enchanté", trois amies partent en vacances.

 

            "Véra", pauvre épouse.

 

            "Christopher et Columbus", voyage en Amérique de deux sœurs jumelles, extraordinaire.

 

            "Tous les chiens de ma vie", pour ceux qui aiment vraiment les chiens et qui ne souffrent pas (comme moi) de leur aboiement à longueur de journée.

 

             "Love", encore pour les femmes qui ont du mal à passer la quarantaine…

 

 Revenons à "Elisabeth et son jardin allemand".

 

Elisabeth Von Arnim, d’origine anglaise, a épousé un aristocrate allemand, Von Arnim, (un cousin du poëte Achim Von Arnim, lui-même époux de Bettina Brentano Von Arnim, l’une des nombreuses amies du grand Goethe).

 

L’époux d’Elisabeth, le comte von Arnim possédait de vastes domaines en Prusse orientale, une région qui sombrera dans les ténèbres de la deuxième guerre mondiale.

 

Pour l’instant, nous sommes à la fin du XIXe siècle, Elisabeth n’a qu’un désir : vivre tranquillement avec ses trois petites filles (le Bébé d’avril, le Bébé de mai, le Bébé de juin… nous n’en saurons pas plus) dans la campagne merveilleuse de son domaine sauvage et romantique de la Poméranie. Elle a quitté quelques années auparavant la « grise et lugubre Angleterre ». Les nurses anglaise et allemande s’occuperont des Bébés, alors qu’elle se donnera corps et âme à son jardin, qu’elle désirera à tout prix transformer en un oasis de mille fleurs multicolores et odorantes.

 

A cette époque, se pencher sur la terre et planter ses bulbes de lys, ses roses « Marie van Houtte » ou ses plates-bandes de résédas n’est pas digne d’une grande dame.

« Il m’est arrivé un beau dimanche d’avril dernier, durant le repas des domestiques, de me glisser hors de la maison, armée d’une pelle et d’un râteau,  et de bêcher fiévreusement un petit carré de terre afin d’y planter quelques volubilis avant de revenir en toute hâte m’effondrer sur une chaise, rouge et confuse, et me cacher derrière un livre pour préserver ma réputation d’honnête femme. […] Quel bonheur de vivre en ce jardin avec mes livres, mes bébés, mes oiseaux, et tout le temps d’en jouir ! » (p. 42)

 

On se lasserait vite d’un manuel de botanique classique.

Mais ce petit journal est truffé de pensées mordantes lancées avec un air très distingué comme ne peut le faire qu’une Anglaise.

Totalement dépourvue du qu’en dira-t-on, à l’époque où l’opinion du « monde » importe beaucoup, elle évolue libre et insouciante, égoïste même envers son entourage. Elle raconte les quelques semaines d’hospitalité obligée envers deux dames qui viennent troubler son existence tranquille de femme heureuse dans sa campagne perdue.

 

En ce début de l’émancipation de la femme, Elisabeth se retrouve prise entre deux forces : la liberté qui lui est octroyée par un époux compréhensif mais ironique « l’Homme de Colère », et la soumission envers lui, car c’est grâce à lui qu’elle peut vivre libre et heureuse dans le vaste domaine « Schloss von Nassenheide ».

                       

Savez-vous ce qu’Elisabeth dit de nous, chères amies brodeuses ?

« […] les travaux d’aiguille d’un genre plus relevé ne sont qu’inventions du Malin destinées à détourner les filles sans cervelle de la voie de la sagesse. » (Oh chocking !!)


                                                           Marie and her french garden

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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 23:14



Dans la nuit j’ai cherché Celui que mon cœur aime / Voici mon Bien-Aimé, mon âme est toute belle / De perles de rosée Il a couvert ma tête / Mon âme est toute prête, mon Bien-Aîmé m’appelle

Viens, ma toute-belle, viens dans mon Jardin / L’hiver s’en est allé / Et les vignes en fleurs exhalent leur parfum / Viens dans mon Jardin

Evangile selon Saint Jean 20,3-8

Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit et il crut.

 Zalig Paasfeest !

 

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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 09:05

Que se passe-t-il ? Aujourd’hui, grand silence sur la terre ; grand silence et ensuite solitude parce que le Roi sommeille. La terre a tremblé et elle s’est apaisée, parce que Dieu s’est endormi dans la chair et il a éveillé ceux qui dorment depuis les origines.

Dieu est mort dans la chair et le séjour des morts s’est mis à trembler.

 

C’est le premier homme qu’il va chercher, comme la brebis perdue. Il veut aussi visiter ceux qui demeurent dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort. Oui, c’est vers Adam captif, en même temps que vers Eve, captive elle aussi, que Dieu se dirige, et son Fils avec lui, pour les délivrer de leurs douleurs.

 

Le Seigneur s’est avancé, vers eux, muni de la croix, l’arme de sa victoire. Lorsqu’il le vit, Adam, le premier homme, se frappant la poitrine dans sa stupeur, s’écria vers tous les autres : « Mon Seigneur avec nous tous ! » Et le Christ répondit à Adam : « Et avec ton esprit. » Il le prend par la main et le relève en disant : Eveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.

 

C’est moi ton Dieu, qui, pour toi, suis devenu ton fils : c’est moi qui, pour toi et pour tes descendants, te parle maintenant et qui, par ma puissance, ordonne à ceux qui sont dans les chaînes : Sortez. A ceux qui sont dans les ténèbres : Soyez illuminés. A ceux qui sont endormis : Relevez-vous.

 

Extrait de l’homélie prononcée par Saint Cyrille d’Alexandrie au Concile d’Ephèse, année 431




Lectionnaire impérial, Byzance 1059.

Le Christ dans les Limbes soumet Satan, le pied sur la nuque. Il tend la main à Adam, le fait sortir du pouvoir de la mort. Eve le suit, vêtue de rouge, puis David, Salomon et Jean Baptiste, et tant d’autres.


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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 13:50

Stabat mater dolorosa / Juxta crucem lacrimosa / Dum pendebat filius

 

 

 DSCN0827detailw.jpg

 

Son âme tant gémissante / Tant contristée et tant dolente /

Un glaive la transperça

 

 

Quels yeux pourraient garder leurs larmes / A voir la Mère de l’Adorable

Sous le poids d’un tel supplice 

Quel homme au monde, sans se contrire / Pourrait contempler le martyre

De la Mère et de son Fils ?

 

 

Extraits Stabat Mater XIIIe siècle

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