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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 15:06

Il existe à Perpignan une fabrique de bijoux élaborés à partir de grenats.

(http://www.joyaux-perpignan.com)


Les grenats sont appelés ainsi parce qu’ils présentent la couleur rouge des grains de la grenade.

 

A défaut d’une bague, d’un bracelet ou de boucles-d’oreilles en grenats,

  je me suis confectionné un bijou éphémère avec les fruits :


 Salade de grains de grenade au sucre roux  


 Grenadine nature


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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 14:05

L’Île, un film admirable qui génère quelques larmes et le sentiment que notre monde un jour pourrait devenir meilleur. Une lumière limpide et pure comme l’âme du starets Anatoli.

« Seigneur, Jésus, fils de Dieu, prends pitié de moi, pécheur » sont les premières paroles du moine Anatoli, dans le film L’île (Ostrov, 2006) du réalisateur russe Pavel Lounguine.

La « prière du cœur » est la prière contemplative de base de tout moine russe, cette récitation ininterrompue qui vient d’une tradition remontant aux premiers siècles de l’Orient chrétien (Rappelons-nous ce petit chef-d’œuvre, Récit d’un pèlerin russe, publié pour la première fois en 1870).

Anatoli, jeune soldat de la Flotte soviétique pendant la deuxième guerre mondiale, accomplit un geste tragique qui fait basculer sa vie dans le repentir.

Il est recueilli dans un monastère de la côte de la Mer Blanche. On voit défiler des images magnifiques dans les couleurs qui rappellent la palette gris-bleu du peintre (d’origine russe) Nicolas de Staël.

photo prise directement sur l'écran

Pendant une trentaine d’années le moine Anatoli arpente la côte  récitant la « prière du cœur » alternée de versets du psaume I.

« Heureux est l’homme qui […] se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit »

Anatoli nourrit en quelque sorte son cœur de prière comme il alimente sans arrêt de charbon la chaudière qui chauffe le petit monastère attenant.

Son âme est pure, son cœur est droit, sa prière juste et c’est pourquoi il agace certains et en déconcerte d’autres par ses comportements étranges. Ses yeux pétillent de malice, lorsqu’il prépare une bonne farce à son frère, mais c’est la main de Dieu qui agit à travers lui pour doucement faire comprendre à ses frères moines combien il est important d’être détaché de tout. (La suie sur la poignée, les bottes dans le feu…)

Son cœur est droit, son âme est pure, c’est pourquoi aussi des gens accourent auprès du moine, réputé être thaumaturge. Mais l’humble moine se fait passer pour son serviteur !

Mais quand va venir le pardon de Dieu ? Il l’attend, et il y croit. Nous apprendrons à la fin du film que sa prière était exaucée depuis longtemps.

Le Temps n’est pas le même pour Dieu que pour nous.

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 21:57

Voir maintenant le nouveau site de lecture de Mirandoline : http://mirandoline.weebly.com

 

  Mariusz Wilk, journaliste polonais, a écrit en 1999 Le Journal d’un Loup, après dix années passées dans l’archipel des îles Solovki, située en Mer Blanche.

C’est la fin de l’URSS. La population, oubliée par le gouvernement, tente de reprendre péniblement une vie nouvelle. Mais la pauvreté est épouvantable, on se perd dans le froid, la solitude, l’alcool et parfois le suicide. Quelques moines, pourtant, ont réintégré le monastère orthodoxe, cet important sanctuaire qui avait été transformé en 1923 en camp de travail soviétique. C’est ici que plus de dix mille personnes avaient perdu la vie dans des conditions effroyables. Très peu ont survécu et nous ont livré leur poignant témoignage (rappelons-nous par exemple Un bagne en Russie rouge de Raymond Duguet, 1927, La Veilleuse des Solovki de Boris Chiriaev, 2005, ou aussi L’Archipel du Goulag d’Alexandre Soljenitsyne, 1973.)

Mais la Russie est éternelle, et Mariusz Wilk transmet par son récit savoureux, riche de culture et d’histoire, une espérance de ce pays qui ne sera jamais démentie. (Lire aussi du même auteur La Maison au bord de l’Oniego).

 Le journal d’un Loup, Mariusz Wilk, Les éditions Noir sur Blanc, 1999.

 

 

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 17:38

"Nous voyons aujourd'hui un homme sans transcendance auquel ne reste que le cri, parce qu'il ne veut plus être que terrestre et tente même de changer le ciel et la mer profonde, pour en faire sa terre.
La vraie liturgie, celle de la communion des saints, le restitue tout entier à lui-même. Elle lui enseigne à nouveau le silence et le chant, en lui ouvrant les profondeurs de la mer, et, en lui apprenant à voler, lui donne accès à l'être des anges ; en élevant le coeur de l'homme, elle fait à nouveau résonner en lui le chant enseveli.
Et nous pouvons même dire à l'inverse : la vraie liturgie se reconnaît au fait qu'elle est cosmique et non réduite au groupe. Elle chante avec les anges. Elle se tait comme se tait l'attente des profondeurs de l'univers. Et c'est ainsi qu'elle délivre la terre."

Notre Pape Benoît XVI, lorsqu'il était Cardinal Ratzinger


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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 15:35





Le Campo Santo, ancien cimetière de la Cathédrale Saint Jean Baptiste de Perpignan, a été transformé en salle de plein air pour les manifestations telles que le Gran Festival d'Esbarts qui a eu lieu hier soir. Plusieurs groupes de danse traditionnelle de Catalogne du Sud - venus de Barcelone - ont retrouvé leurs frères et soeurs du Nord ici à Perpignan pour une représentation de leur danse des  plus  gracieuses et colorées : la Sardane. J'ai essayé de comprendre les explications... tout était dit en catalan bien sûr, langue aussi mélodieuse que leur musique, la Cobla.
"Foment de la Sardana", "Dansa de Fadrins", "Hereu Riera i Morisca", "Seguidilles de Castello", ...



Les costumes étaient superbes,



tout comme les espadrilles, de fabrication Catalane.


Rendez-vous à Lyon, le 6 juillet, pour le Festival d'Yseure de la Musique !

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 18:13

Monsieur et Madame Sol portent si bien leur nom sur le visage. Jean, dit Jeannot et Jacqueline qu'on appelleJacquie sont mariés depuis 57 ans exactement, le soleil catalan les illumine !

Jeannot, grand catalan aux yeux bleu ciel, Jacquie, petite catalane tout sourire m’ont appris à cuisiner la paëlla. C’est la recette de la mère de Jeannot.


Il faut :

Du lapin (en morceaux)

Du poulet (cuisses et ailes taillés en morceaux)

Une tranche de ventrêche fraîche en morceaux

Du calamar, bien rincé, vidé, coupé en rondelles

1 kg de moules bien rincées, triées, grattées
Une bonne poignée de crevettes

De l’oignon en petits morceaux

De l’ail, trois gousses

Un poivron vert en petits morceaux

Du safran (ici il vient directement de l’Iran, merci à notre ami Patrick Ringenberg)

Du bon rhum

Et bien sûr une grosse tasse de riz


- mettre les moules à l’eau froide dans une casserole, jusqu’au bouillon et les laisser en attente dans leur eau

- sur le feu, mettre dans la poêle (« spécial paëlla » que j’irai acheter au Perthus) un bon morceau de beurre et une rasade d’huile

- ajouter : le lapin, le poulet, la ventrêche, et les crevettes

- dès que les crevettes sont cuites, les transposer dans un plat ; y verser dessus une bonne, très bonne rasade de rhum que l’on met à flamber… ça dure un moment…



- laisser les crevettes se reposer dans le rhum, ça sent très bon

- ajouter l’oignon, les poivrons et l’ail et du poivre dans la poêle et continuer la cuisson en  mélangeant de temps en temps (le sel est superflu)

- entre-temps, sortir une à une les moules de la casserole, en leur ôtant leur chapeau

laisser les moules en attente au frais

- verser de temps en temps un peu de jus bouillant des moules dans la poêle

- ajouter une belle poignée de safran dans la préparation

- couvrir et laisser cuire (environ une heure), s’il faut, ajouter de l’eau bouillante

- lorsque la viande est cuite (vérifier la cuisson avec un couteau), verser le riz

- laisser gonfler le riz

- planter les moules dans la préparation

- disposer les crevettes

 



 

 

 Venez, il y en a pour tout le monde !

 

 

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 21:26

Je conseille à tous les bacheliers de France : la veille du bac, prendre un grand bol d'air au pied de la tour Madeloc,

marcher dans les vignes à 600 mètres d'altitude, et pique-niquer de côtes d'agneau, de melon, d'une salade de tomates et de kilos de cerises de  Céret.




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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 13:15

Magnifique ! Il pleut il pleut il pleut il pleut.

Depuis plus d’une semaine, les rivières  la Têt, le Tech et l’Agly sont  gonflées d’eau, les gués sont fermés, (les ponts bouchés par la circulation), et les campagnes d’un vert tendre et lumineux.

Les mêmes personnes qui se plaignaient de la sécheresse se plaignent maintenant des cerises trop pleines d’eau...

Samedi, le temps étant un peu plus clément nous a permis de faire une belle excursion à l’abbaye Saint Martin du Canigou.
Voici l’introduction du texte dans  Roussillon Roman  de la superbe collection « Zodiaque » éditée à l’abbaye Sainte-Marie de la Pierre-qui-Vire. Les photos prises lors de notre ascension illustrent fidèlement ce texte de 1958. Vous trouverez toute la série de nos photos dans l'album ci-joint.

 « Il faut souhaiter que longtemps encore on n’accède à Saint-Martin du Canigou que par un simple sentier.


C’est à pied en effet qu’il convient de faire cette ascension, payé qu’on est par l’admirable panorama que l’on découvre au départ, par l’arrivée au monastère sur quoi s’achève le parcours. L’on mesure de la sorte la situation de l’édifice, sa signification, sa valeur.



L’on conçoit mieux l’austérité de Saint-Martin qu’une restauration (...) a (...) sauvé de la ruine.

Comment ne pas s’arrêter devant la crypte, la partie la moins touchée de l’édifice, les piliers et chapiteaux si frustres de l’église supérieure ?

Un peu de courage, une ascension supplémentaire permettront de surprendre l’abbaye dans son site, surplombant un ravin, dominant la vallée. Spectacle unique au monde sans doute que cette Maison de Dieu inscrite au cœur  d’un aussi merveilleux paysage »

« Le monastère de Saint-Martin, construit loin de tout centre habité, dans la solitude qu’affectionnaient les moines bénédictins, communique la paix et la ferveur des muntanyes regalades del Canigó »

Depuis 1988 une vingtaine de membres de la Communauté des Béatitudes occupe les lieux.
Un monastère habité par les moines, un arbre par les oiseaux, quoi de plus logique ?


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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 17:09


Chez Jean-Pierre, rue Paratilla, toute la famille nous sert fruits et légumes du pays.

Il arrive qu'on nous offre un coeur de salade, un bouquet de persil, un abricot...
 

Ici, on trouve le sourire et les chansons.

En échange, j'ai proposé de prendre quelques photos. Aussitôt Jean-Pierre a répondu en chantant :

 

« J’ai retrouvé cet été

Dans le grenier

La photo que je cherchais.

Je l’ai trouvée dans les pages

D’un cahier,

D’un vieux cahier d’écolier. »


 

Ici, faire le marché met chacun en joie. Les gens attendent leur tour en écoutant encore chanter :

« Moi, dans mon coin / Moi, je ne dis rien / J'attends... j'écoute... »

Les produits sont de toute fraîcheur. (Voyez les belles cerises de Céret). Le père, la mère, la fille, le tonton...


et même Lola et Enzo, les jumaux, s’affairent dans la bonne humeur.

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 13:00

 « Apelle, le plus illustre des peintres grecs (IVe siècle av. J.-C.) vécut à la cour d’Alexandre le Grand, dont il fit le portrait. Il se signala par le charme souverain de ses figures, rehaussées d’un brillant coloris. Apelle, loin de s’offenser des critiques, les provoquait pour en faire son profit. On rapporte qu’il exposait quelquefois ses tableaux en public, et qu’il se cachait derrière la toile pour entendre les réflexions de chacun. Un jour, un cordonnier trouva à redire à la sandale d’un personnage. Apelle corrigea le défaut. Le lendemain, le même ouvrier s’avisa d’étendre ses critiques à d’autres parties du tableau. L’artiste sortit aussitôt de sa cachette et lui dit : « Cordonnier, tiens-t’en à la chaussure. » De là est venu ce proverbe : « Ne sutor ultra crepidam ».

Larousse, 1922

 

 … Et pourtant, pour en rester à sa chaussure, notre ami Christophe a fait du chemin. Après avoir obtenu son bac littéraire / arts plastique (A3, à l’époque), il a étudié le Droit pendant deux ans… sans conviction. Parti à l’armée, il y est resté deux ans, ce qui l’a permis de voyager dans d’autres pays. De retour à Perpignan, il a suivi une formation à Sète pour la vente de poisson. Pendant dix ans, il a travaillé dans une poissonnerie.

Las des poissons, Christophe accepte la proposition de son beau-père cordonnier de reprendre l’affaire familiale. Pour cela, il a suivi une formation de cordonnier à Roman-sur-Isère « la capitale de la chaussure ».  Pierre Petrovitch, cordonnier Yougoslave d’origine russe, peut être heureux, le négoce qu’il a ouvert en 1922, rue des Trois Journées a trouvé un quatrième successeur dans la famille.

Pourquoi je vous parle de Christophe Battle, le cordonnier le plus prévenant de tout Perpignan ? C’est parce qu’en rentrant dans sa boutique la première fois, j’ai pu échanger avec lui mon attachement pour les illustrations et les gravures des XIXe et XXe siècles. On voit chez lui des reproductions de Norman Rockwell, par exemple.

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